Stromboli



 

Le plus éloigné de Milazzo !!

Quand le Stromboli est plus calme ! serif; »>Le Stromboli, en italien Isola di Stromboli, est une île volcanique d’Italie faisant partie des îles Éoliennes située au nord de la Sicile, dans le bassin tyrrhénien de la mer Méditerranée. Le nom provient du grec antique Στρογγύλη (Strongyle : littéralement « la ronde ») donné à l’île en raison de son pourtour circulaire.

Toponymie

Les strombolani (habitants de l’île) l’appellent Struognoli en sicilien. Plus communément, il est appelé Iddu, « Lui » en sicilien, car les habitants personnifient le volcan, ils vivent avec Lui selon ses humeurs1.

Géographie

 

Sciara del Fuoco.

Le Stromboli est un volcan explosif situé au nord-est du Vulcano, un autre volcan actif de cet archipel. C’est la plus septentrionale et la plus orientale des îles de l’archipel si l’on fait exception de l’îlot Strombolicchio situé dans l’est immédiat du Stromboli. Stromboli est séparée de Vulcano par Panarea, reste majeur d’un volcan explosé, et par l’île Lipari. La distance séparant l’extrémité nord-est de Vulcano et le point le plus méridional de Stromboli est d’environ 23 milles nautiques, soit environ 40 km. L’île présente un aspect conique typique aux volcans et sa particularité réside dans ses éruptions régulières (à raison de plusieurs par heure) visibles de loin, de nuit, qui lui ont valu le surnom de « phare de la Méditerranée ». Outre la randonnée nocturne au sommet, il est également possible d’observer depuis la mer la chute des projections incandescentes le long d’un toboggan naturel, situé sur la face nord-ouest de l’île et nommé Sciara del Fuoco (allée du feu)2). La partie active du volcan s’est formée il y a moins de cinq mille ans et est en éruption quasi continue. La totalité de l’édifice volcanique prend naissance à 2 000 m sous la mer, la partie émergée culminant à 926 m3.

Administrativement, l’île fait partie de la commune de Lipari et de la région (autonome) de Sicile. Elle s’étend sur 12,6 km2 et fait partie des sept îles Éoliennes. À quelques centaines de mètres au nord de l’île, émerge le Strombolicchio, reste d’une ancienne cheminée vieille de deux cent mille ans. Cette petite île abrite un phare automatisé de la marine1.

Histoire

Histoire éruptive

 

Une éruption du volcan.

 

Éruption (animée).

Ce volcan est le plus régulièrement actif des volcans européens. Il est couronné d’un panache de gaz et ses éruptions se produisent à la fréquence moyenne de quelques minutes ou dizaines de minutes, souvent avec une surprenante régularité.

L’activité typique du Stromboli est censée délivrer à intervalles réguliers des gerbes de projectiles incandescents, les fameuses explosions stromboliennes4, depuis l’Antiquité. Pourtant aucun texte ancien ne fait d’allusion précise à ce phénomène, et des recherches récentes prouvent que ce genre d’activité n’a commencé qu’au Moyen Âge5. Tout aussi inexacte est la prétendue régularité des explosions et cette idée reçue a été la cause de plusieurs accidents graves. Il est vrai que le régime ordinaire du volcan consiste en projections de fragments de lave (scories et bombes) toutes les quelques dizaines de minutes. Mais des arrêts éruptifs peuvent durer plusieurs jours ou plusieurs mois pendant lesquels ne s’exhalent que des fumerolles. Inversement, il arrive que des paroxysmes soudains forment une colonne sombre de vapeurs et de cendres d’où pleuvent de gros projectiles sur l’île tout entière.

 

Éruption du Stromboli en 1980.

En 1916, puis en 1919, des blocs de plusieurs tonnes défoncèrent des maisons de San Bartolo et Ginostra. L’éruption de 1930, très violente, produisit même une nuée ardente qui tua 6 personnes au débouché du Vallonazzo, un profond ravin du flanc nord. D’autres manifestations importantes, accompagnées de coulées de lave, ont eu lieu en 1954-1955, 1966-1967, 1971, 1975 et 1985-1986.

Le , une émission de lave a entraîné l’écroulement catastrophique d’une partie de la Sciara : l’arrivée de l’« avalanche de débris » dans la mer déclencha un tsunami qui ravagea les côtes de l’île6. La coulée de lave émise par une bouche en haut de la Sciara dura pendant plus de 6 mois. Le 5 avril 2003, une explosion paroxysmique analogue projeta des blocs vers le nord-est et vers le sud jusque sur les maisons de Ginostra : les autorités interdirent aux touristes l’accès du sommet. Puis le volcan reprit son rythme habituel. Mais le 27 février 2007, d’abondantes coulées pénétrèrent dans la mer et furent suivies, le 15 mars, par une nouvelle explosion paroxysmique. Des explosions moins violentes, quoique redoutables, se sont produites en 2010 et 2013. Pendant l’été 2014, plusieurs coulées de lave ont à nouveau sillonné la Sciara. Une forte reprise d’activité est observée également fin 20177. Le , selon l’Institut national italien de géophysique (INVG), deux fortes explosions se sont produites autour de 16 h 46 sur le versant centre-sud du cratère du volcan, précédées de coulées de lave « depuis toutes les bouches actives », projetant un panache de fumée de deux kilomètres de haut. La chute des lapilli provoque des incendies dans la zone des roseaux. Un randonneur est tué8.

Histoire humaine

L’île est connue, fréquentée et habitée depuis l’Antiquiténote 11. Son économie traditionnelle se basait sur des productions agricoles typiquement méditerranéennes : olives, vignes, figues, et pêche. Jusqu’au xixe siècle cette économie était florissante et l’île comptait jusqu’à 4 000 habitants. Après l’unité italienne, la modification des conditions économiques due au recul des cultures vivrières, la répétition d’éruptions et de tremblements de terre et enfin le mildiou — qui dans les années trente détruisit la plus rentable des cultures locales, celle des vignes — entraînèrent l’émigration essentiellement vers l’Australie et l’Amérique, au point que l’île risquait d’être laissée à l’abandon.

Ce fut le cinéaste Roberto Rossellini qui en 1949 avec son film Stromboli terra di Dio6 attira l’attention du public et lança le tourisme, aujourd’hui ressource économique quasi-exclusive de l’île. Auparavant, en 1864Jules Verne fait connaître le Stromboli grâce à son roman Voyage au centre de la Terre où les héros quittent le monde souterrain lors d’une éruption du volcan.

Population

Stromboli

 

Stromboli, 5 juin 2009.

Le principal village habité est Stromboli, au nord-est de l’île. Il est formé par les quartiers de San Vincenzo (anciennement bourg des agriculteurs), Scari, San Bartolo, Ficogrande (anciennement bourg des armateurs) et Piscità près de la plage1.

Au sud-ouest se trouve le village de Ginostra3, uniquement accessible depuis le sommet par un sentier difficile, ou bien par la mer ; il n’y réside qu’une dizaine d’habitants durant l’hiver. Ginostra s’enorgueillit du titre de porto più piccolo d’Italia (« plus petit port d’Italie »), les bateaux de ligne y accostent avec peine et les marchandises étaient encore récemment transportées à terre à dos d’âne.

Les résidents de l’île sont exactement 499 (nombre de votants en avril 2006) mais seulement 350 personnes restent pendant l’hiver ; les autres émigrent principalement vers LipariSalina et la Sicile. L’été, et selon la période, on dénombre dans l’île de 3 000 à 5 000 personnes. Beaucoup d’habitants de l’île ont cependant une maison à Milazzo (port de partance pour l’île), dans la province de Messine et vont sur l’île seulement pendant quelques mois.

L’île possède une école primaire et un collège pour les quelques jeunes résidant sur l’île. En principe, après l’école primaire, les enfants vont au collège à Lipari, où sont présents différents lycées.

Activités

 

Le Stromboli vu de la baie de Campora San Giovanni.

Tourisme

Le flux touristique vers l’île, qui constitue actuellement la principale ressource économique de l’île de Stromboli, fut jusqu’à la fin des années 1970, surtout représenté par des personnes à la recherche d’un environnement particulier, encore naturel et intègre et privé des commodités (il n’y avait au début, ni eau, ni électricité). Dans les décennies successives, le manque de commodités s’est réduit et le tourisme a beaucoup augmenté, même s’il est globalement resté limité à la saison estivale. En effet, au cours de l’été, l’île est particulièrement indiquée à ceux qui cherchent le calme et les petites plages tranquilles, loin du trouble des grands centres touristiques bondés, comme les Giardini-Naxos dans la baie de Messine. Tandis que Panarea attire les amateurs de discothèques, les visiteurs de l’île de Stromboli cherchent la tranquillité et c’est pour cette raison que les autorités locales interdisent la diffusion de musique dans les lieux publics à partir de h du matin.

En outre, des excursions avec guides expérimentés sont organisées quotidiennement vers le volcan. Le sommet est accessible aux randonneurs : l’excursion dure environ trois heures. Il est interdit de passer la nuit au sommet, sous peine de forte amende. Après une interdiction au public d’accéder au sommet pendant quelques mois, les excursions ont à nouveau été autorisées par la sécurité civile. Le stationnement sur le sommet est toutefois limité à 40 minutes pour des groupes restreints. De l’aveu même des guides de Stromboli, la réglementation des excursions est devenue trop rigide. En effet, celle-ci limite le nombre de touristes pour chaque groupe. La prudence des autorités se justifie par l’impossibilité de prévoir les plus fortes explosions. Des traces de bombes volcaniques récentes existent sur le parcours. Par conséquent, le chemin traditionnel de montée (au-dessus de la plate-forme) a été fermé, car trop exposé à ce risque naturel.

Le plaisancier ne trouvera à Stromboli aucun amarrage convenable et les fonds en pente abrupte (50 m à quelques dizaines de mètres du rivage) interdisent tout mouillage sérieux. La seule solution consiste à s’amarrer à l’un des corps morts situés au sud-ouest de l’île. Ces corps morts appartiennent à des pêcheurs locaux qui, ayant tiré leurs barques à terre à la venue de l’été pour profiter de la manne touristique, peuvent les louer à la journée.

 Stromboli

Pour se rendre de catane (aéroport) à Milazzo embarquement pour les îles

Giuntabus

http://www.giuntabus.com/orari.htm

3 compagnies pour la traversée vers les îles

1h30 de traversée

  Siremar

http://www.siremar.it/

Ustica Lines

http://www.usticalines.it/

NGI

http://www.ngi-spa.it/

Quelques liens utiles !

http://www.routard.com/forum_message/3193688/visite_des_iles_eoliennes.htm

http://www.vulcanovacanze.com/francese/se_rendre.html

http://www.geo.fr/voyages/guides-de-voyage/europe/italie/iles-eoliennes